Diary of a European Bunker - 15

La communauté grecque sur Samos fut connu pour être l’une des plus accueillante envers les réfugiés lors de ce que l’on appelle maintenant le “pic la crise des réfugiés” de 2015 qui a vu plus d’un million de réfugiés traverser la mer Méditerranée. S’organisant en association de quartier ou venant en aide aux premières ONG, devançant les bateaux des gardes-côtes en mer ou la police sur terre, elle n’a pas hésité à cette époque à braver les interdits pour porter secours au millier de réfugiés qui débarquaient sur l’île.

En 2016, après l’accord entre l’Europe et la Turquie, on a vu la population verser ouvertement vers des réactions hostiles voir racistes se rendant compte que leur ile allait servir de prison européenne. Après le statut “d’ile-passage”, le statut de l’ile change pour devenir “ile-barrière”. À cette époque les îles grecques vont former des lieux incarnant le “blindage” de la frontière européenne et se matérialiseront par des dispositifs permettant la création de dispositif d’enfermement.

Il est maintenant rare, en 2020, de voir des élans d’hospitalités et d’accueil de la population de Samos envers les réfugiés du camp. Au contraire, la politique européenne échouant à trouver une solution à la crise à laquelle elle fait face depuis cinq ans, le nombre de réfugiés augmentes chaque année sur l’ile et avec lui la colère des habitants de l’ile.

Les lieux de cultes ont pour le moment été préservés de cette colère et il n’est pas rare de croiser des réfugiés du camp lors des messes du dimanche ou lors de cérémonies religieuses dans les églises orthodoxes de l’ile. Il faut dire qu’il y a un peu à manger lors des célébrations. Au camp, les repas se font rares. Malgré des regards qui en disent long, tout se passera bien pour Fadir venu chercher quelques bouts de pain pour ce dimanche matin.

19.05.2019
Samos, Grèce
© Jérôme Fourcade / Abisto

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- Samos Island / Diary of a European bunker -

The Greek community on Samos was known to be one of the most welcoming to refugees during what is now called the “peak of the refugee crisis” of 2015 which saw more than a million refugees crossing the sea Mediterranean. Organizing itself in a neighborhood association or coming to the aid of the first NGOs, ahead of the coast guard boats at sea or the police on land, she did not hesitate at this time to defy the prohibitions to rescue the thousand refugees who landed on the island.

In 2016, after the agreement between Europe and Turkey, the population openly became hostile against refugees, even racists, realizing that their island was going to serve as a European prison. After the statue of a “crossing-island”, the statue of the island changes to become a “barrier-island”. At this time the Greek islands will form places embodying the “shielding” of the European border and will materialize by devices allowing the creation of device of confinement.

It is now rare, in 2020, to see outbursts of hospitality and hospitality from the population of Samos towards the camp refugees. On the contrary, European policy failing to find a solution to the crisis it has faced for five years, the number of refugees increases every year on the island and with it the anger of the inhabitants of the island.

The places of worship have for the moment been preserved from this anger and it is not uncommon to come across refugees from the camp during Sunday masses or during religious ceremonies in the Orthodox churches of the island. It must be said that there is a little to eat during the celebrations. At camp, meals are rare. Despite few bad looks, everything will be fine for Fadir who came to get some bread for this Sunday morning.

05/19/2019
Samos, Greece
© Jérôme Fourcade / Abisto

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